Sur le plan pratique, la Magie noire repose sur un certain nombre de pratiques, que nous ne décrirons pas ici, mais qui toutes, en fin de compte, visent à susciter des images mentales très fortes et à mobiliser la pensée autour d'un but néfaste. La Magie noire s'entoure donc d'un cérémonial qui vise à mettre la pensée dans les dispositions souhaitées. Les objets, poudres et philtres, n'ont pas d'autre but.
On ne peut pas la pratiquer impunément, car, même si au début " on n'y croit pas ", les premiers effets, perceptibles par tous les pores de la peau, font que le processus échappe à la volonté et à la raison. En effet, le " moteur " de la Magie (noire ou blanche) ne se situe pas au niveau du conscient mais de l'inconscient profond, et plus particulièrement la part de nous-même qui prend en compte la réalité environnante (notre cerveau " animal "). Or, nous ne contrôlons pas ces instances (pas plus que nous ne contrôlons le fonctionnement de notre c½ur...).
La Magie Noire se répand en s'appuyant sur la foi et la peur et d'autres émotions primitives, sur des réflexes animaux, sur la paresse intellectuelle, sur une façon de penser primitive à travers des associations émotionnelles, des relations binaires symétriques. Elle fait appel à cette partie primitive de l'esprit humain et développe la fierté de conserver son esprit dans un état primitif.